Vendredi 8 Mai

Ce matin, c'était réveil à minuit... 1h... 2h... 3h... 5h... 6h... Putainggg, mais c'est quoi ce bruit? "Y'a un type, il faut absolument trouver qui c'est", qui a joué du "Bontempi" toute la nuit, j'ai eu l'impression que c'était sous mes fenêtres! En fait, le lodge étant au milieu de la ville, on devait être près d'une boîte de nuit et ce n'était pas Glenn Medeiros comme l'année dernière à Lima mais une espèce de synthétiseur qui jouait un peu n'importe quoi à la demande apparemment. Donc si je comprends bien, à chaque voyage j'ai droit au moins à une nuit blanche "musique à fond".
Bref, j'ai pas eu mes 7/8h de sommeil, et je suis complètement naze et légèrement malade (arestal mon ami!).
Je me lève donc la tête en vrac à 6h pour aller prendre un petit déjeuner fait de céréales et d'un peu de thé. Et zut, j'ai pas de coca... J'en profite aussi pour voir le lodge de jour.

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Ce matin, nous changeons de bus, il semblerait que l'autre ait mal supporté les dips de la veille. Celui que nous prenons est légèrement plus grand, les places individuelles sont quand même chères. Par contre la clim est plus forte et y'a des sièges sous lesquels il ne vaut mieux pas se mettre si tu ne veux pas finir frigorifié.

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Aujourd'hui, nous partons vers la côte atlantique.
Tout le monde est là, Toni au volant et à 7h, c'est parti pour un nouveau secouage intensif. Vers 8h30, nous nous arrêtons au bord de la piste près d'une ferme (au milieu de rien) où il y a des dames Hereros (une ethnie de Namibie) qui vendent des petits objets (je n'achète rien, trop raisonnable ou pas réveillée?), mais je prends quelques photos.

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Vers 10h, nous faisons un "arrêt pipi" à Uis, ville qui fut prospère à cause de sa mine d'étain aujourd'hui fermée. Là, il y a un supermarché, j'en profite donc pour acheter ma bouteille de coca ainsi que des piles pour mon appareil photos car je pense avoir grillé le câble de mon chargeur, en tout cas, ça ne marche plus. Je distribue également mes derniers stylos (j'aurais dû en prendre plus).

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Le paysage commence à se "désertifier". Nous entrons alors  dans le désert du Namib (grande étendue aride), le plus vieux désert du monde. Le paysage en devient presque lunaire avec parfois quelques traces de présence humaine. Au sol, seuls les "costauds" résistent à l'envahissement du sable. Ce sont ces petites plantes qu'on voit émerger et qui sont appelées ainsi car malgré le sable qui les recouvre, elles continuent à pousser et à chercher la lumière. La brume qui est souvent présente dans la région leur permet de collecter l'eau car il ne pleut jamais.

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Et plus nous approchons de la côte, plus cette fameuse brume commence à monter, si bien que nous finissons par entrer dans un "désert brumeux".

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Nous arrivons alors sur une route construite en sel et nous dirigeons vers Cape Cross. Ce cap fut découvert par le navigateur portugais Diego Cão alors en route pour les Indes, qui y fit ériger une croix (cross) de pierre (padrão) en 1486 pour marquer le point le plus au Sud jamais atteint par des Européens en Afrique.

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C'est aussi ici que se trouve la plus grande colonie au monde d'otaries à fourrure. C'est un mammifère marin dont l'espèce est plus ancienne que le phoque. Vautrées sur les rochers noirs, les otaries vivent en famille dans un brouhaha de cris sourds et une odeur qui demande un temps d’adaptation avant de pouvoir les approcher (en gros ça sent le poisson). En pleine saison de reproduction, on en dénombre jusqu'à 300 000, mais environ 80 000 résident ici en permanence, attirées par les eaux froides du courant de Benguela. Cette "paisible" population mange en une année autant de poissons que la Namibie et l'Afrique du Sud réunies. Les femelles pèsent autour de 50kg alors que les mâles peuvent aller jusqu'à 300 kg!
Conseils de Toni avant de sortir du bus:
- Vous devez marcher sur la petite "passoire" pour aller voir les animaux.
- Attention, ça va "pouer" (en gros donc, ça sent le poisson ;)).
- Pendant la "saison des amoureux", il y a beaucoup plus d'otaries que maintenant.
Il me fait trop rire!
Nous y restons un petit moment, il fait froid, j'ai sorti le Gore-Tex et finalement l'odeur n'est pas si insupportable. Il faut dire aussi qu'il y a pas mal de vent.

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J'en profite pour dire à Toni que c'est "passerelle" et pas "passoire", il est confus. Mais il est temps de continuer notre route le long de la côte où le soleil apparait parfois.

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Nous apercevons un bateau échoué, des pêcheurs, des résidences secondaires et passons devant l'endroit où a accouché Angelina Jolie (séquence pipole). Le désert arrive vraiment au bord de l'eau, c'est impressionnant.

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Nous arrivons enfin à Swakopmund où nous allons déjeuner.
Swakopmund est une station balnéaire créée en 1892 par des colons allemands à une cinquantaine de kilomètres au Nord du grand port namibien de Walvis Bay.
Elle compte aux alentours de 35 000 habitants. C'est sans doute la ville de Namibie où on parle le plus allemand (importante communauté germanique) et afrikaans. Elle est d'ailleurs considérée comme la ville la plus blanche d’Afrique.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle devient une destination prisée des sud-africains. Les équipements de la ville sont développés (piscine olympique, hôtellerie, chambres d'hôte, magasins...).
La découverte d'uranium à Rössing, à 70 km de la ville, et l'exploitation de la mine contribuent également au développement économique de la ville et de ses infrastructures. C'est une des villes les plus modernes de Namibie.
Après l'indépendance en 1990, Swakopmund devient une des destinations favorites des Allemands en Afrique.
En revanche, ses plages se prêtent peu à la baignade du fait d'une eau particulièrement froide et de la présence de nombreux requins, tout au long de la côte namibienne.
Il fait toujours brumeux et froid. Nous nous arrêtons près du palais présidentiel et de "son phare" pour aller manger dans un restaurant en bord de plage. Au menu, calamars frits, poisson et... glace bien sûr!

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Nous avons environ 2h de libres pour nous balader et aller faire un peu de shopping.
Je pars donc à l'aventure et me retrouve devant un musée de minéraux où je fais un petit arrêt à la boutique, les pierres semi précieuses sont très belles. Puis évidemment, il y a le petit marché artisanal où je discute avec un vendeur parlant très bien le français et me fais bien entendu dépouiller, mais sans demande en mariage cette fois! Puis je continue ma promenade et arrive dans une petite rue piétonne où il y a de jolis magasins (encore un peu de shopping) et là, je rencontre Toni et M. Sciatique. Je m'informe de l'endroit où je peux trouver une banque pour aller retirer de l'argent car comme je dois payer la balade en 4x4 le lendemain, je risque d'être juste. Finalement j'arrive à trouver la banque après quelques petits détours et rencontre à nouveau Toni qui me dit d'aller l'attendre dans un café avec M. Sciatique, il revient. Euh... Ok... Finalement il ne reviendra pas (il est allé faire les papiers pour pouvoir entrer en bus dans le désert des dunes) et n'a plus le temps de prendre un café, ce qui fait que nous reprenons tous les 3 le bus garé tout près pour aller chercher le reste du groupe qui nous attend devant le phare (et se gèle ;)).
Nous atteignons Walvis Bay (prononcer Valfishbay) et notre hôtel juste à temps pour le coucher du soleil (et hop, 5 minutes et pas une de plus pour faire des photos!).

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Il n'y a plus de brume, mais il fait nuit!
Le site de Walvis Bay est stratégique pour le commerce maritime car il s'agit du seul lieu pouvant accueillir un port en eau profonde le long de la côte atlantique de la Namibie.
Le territoire a longtemps constitué une enclave abritant un comptoir britannique au milieu d'une colonie allemande puis sud-africaine. Il n'a été rétrocédé à la Namibie qu'en 1994 soit 4 ans après l'indépendance du pays à la suite d'âpres négociations.
J'investis ma chambre, prends une petite douche et vais acheter un peu de temps de connexion sur internet en attendant le repas (y'a le Wifi ici).

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J'aperçois Toni à qui j'avais dit que je lui payais un verre (rapport à celui qu'il a payé de la veille) mais il me dit qu'il doit y aller... Mmmm... Oui, je découvrirai plus tard qu'il y a du rugby à la télé! LOL
Nous mangeons au restaurant de l'hôtel, un buffet à la plancha, c'est très bon. Nous nous inscrivons aussi à la balade en 4x4 dans les dunes du lendemain. De retour à l'hôtel, j'en profite pour écrire d'autres cartes postales (me demande bien à quoi ça a servi! Pfff...).
Allez hop dodo! Ahhh y'a pas de "Bontempi"... Youpi (ça rime)!!